Redon

( Les Redonnais )

 


 

Le canton de Redon fait partie de l'arrondissement de Redon (Bretagne - Ille-et-Vilaine). Le canton de Redon comprend 6 communes. 

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de REDON

Redon est un démembrement en 834 de la paroisse primitive gallo-romaine de Bains. L'histoire de Redon commence en 832 avec la fondation de l'abbaye Saint-Sauveur, par Conwoïon ou Convoyon, moine bénédictin natif de Comblessac, sous la protection de Nominoë, roi de Bretagne, sur un promontoire du nom de Roton (Redon). Ce territoire lui fut concédé en 832 par Ratuili, chef local. L'abbaye est placée dès 834, sous la règle de Saint-Benoît. La création de l'abbaye est confirmée par Nominoë (en 834) et par l'Empereur Louis Le Pieux (en 836).

L'abbaye est pillée par les Normands vers 864 ; les Bénédictins se retirent alors à Maxent, où ils vont rester jusqu'au début du XIème siècle. L'église de l'Abbaye est en partie ruinée en 1127 par des brigands et sera solennellement réconciliée le 23 octobre 1127 en présence du duc Conan III, du légat du pape et de tous les évêques de Bretagne. Les bénédictins seront à nouveau chassés de Redon par le duc Jean Ier au milieu du XIIIème siècle. Les bâtiments claustraux renfermaient autrefois les logis du duc, réservés au duc Jean V (1399-1442) lors de ses fréquents séjours à l'Abbaye, et ceux de la Béguine, construits sur l'emplacement de l'ancienne Maison de la Béguine où mourut le 1er juin 1147 la duchesse Ermengarde, veuve d'Alain Fergent. Richelieu est l'abbé commendataire de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon de 1622 à 1642 et y introduit la Congrégation de Saint-Maur. 

La présence de l'abbaye a entraîné la formation d'une cité bénéficiant de privilèges commerciaux de la part des ducs de Bretagne (en particulier, l'exemption de redevances sur le port). Au XIII-XIVème siècle, est entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la cité de Redon, sous l'égide de l'Abbé Jean de Tréal : l'enceinte fortifiée est élevée vers 1350 et réparée en 1437, en 1476 et en 1489. Le mur d'enceinte comportait 3 portes (porte Notre-Dame ou du Pesle supprimée en 1785, la porte Saint-Nicolas ou de la Digue, la porte Sainte-Anne ou d'Aucfer supprimée en 1804), 3 poternes et 13 tours. On voyait autrefois à l'angle nord-ouest une tour remplacée au XVIème siècle, semble-t-il, par un bastion qui a été démoli de nos jours. Plusieurs tours se trouvaient, l'une plus à l'est, les autres, au nord-est de l'abside de l'église, sur le bord de la Vilaine, à l'angle sud-est vers l'écluse du canal de Nantes à Brest et à l'angle sud-ouest. La tour du Duc a été démolie vers 1865. La tour Guiho a disparu en 1762. Une tour protégeait aussi la courtine entre la Grande-Rue et la rue du Guesclin et trois autres tours protégeaient la courtine ouest. Il ne reste plus aujourd'hui de ces fortifications que le croisillon nord du transept de l'église et la Chapelle des Ducs. Les principales artères de la ville close étaient : la Grande-Rue, la rue Basse, la rue des Monnaies et la rue Saint-Nicolas (citée dès 1127).

Henri III d'Angleterre, allié du duc Pierre Mauclerc, fait un séjour à Redon en 1230. Pendant la guerre de Succession, la ville de Redon est prise en 1341 au nom de Charles de Blois par le duc de Normandie, fils de Philippe VI de Valois. La ville de Redon est reprise et pillée en 1342 par des troupes commandées par le comte de Northampton au nom de Jean de Montfort. Les partisans de Charles de Blois la perdent de nouveau en 1359 ou en 1360, avant de la reprendre. Le baron de Rieux, gouverneur de la ville de Redon, ouvre les portes de la ville de Redon à Du Guesclin en 1372. Saint Vincent Ferrier, dominicain espagnol, y fait des prédications en 1418. Le duc François II reçoit à Redon le roi de France Louis XI en 1462. Les Etats de Bretagne se réunissent 5 fois à Redon, aux XVème et XVIIème siècles (en 1446, en 1460, en 1461, en 1476 et en 1612). Le pape Nicolas V érige la ville de Redon en évêché le 10 juin 1449 sur la demande du duc François Ier : cet évêché comprenait à cette époque 14 paroisses, enlevées à ceux de Vannes, de Rennes et de Saint-Malo. L'érection est révoquée le 20 décembre 1440. La ville de Redon est livrée aux Français en 1487 par les seigneurs coalisés contre le duc François II. Mercoeur entre sans résistance à Redon en 1589, puis est chassé par les Royaux et son gouverneur Jean de Talhouët en 1595. On cultive la vigne à Redon dès le IXème siècle.

L'abbaye de Redon possédait jadis un droit de haute justice : ses fourches patibulaires à quatre pots ont d'abord occupé le sommet de la colline de Beaumont avant d'être transférées plus tard sur le champ de foire. L'abbaye avait aussi un droit de ceps et collier dans la ville de Redon ainsi qu'une halle et un auditoire.

Redon est érigé en chef-lieu de district en 1790 et en chef-lieu d'arrondissement en l'an VIII. La construction du canal de Nantes à Brest transforme radicalement la ville de Redon au milieu du XIXème siècle. L'activité du port de Redon atteint son apogée à la fin du XIXème siècle.  

Note 1 : A signaler que le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon (VIII-XIIème siècle) se trouve aujourd'hui aux archives historiques du diocèse de Rennes. Ce cartulaire est constitué d'un ensemble de 147 parchemins, donnant le texte de 391 actes qui vont de la fin du VIIIème siècle à la moitié du XIIème siècle. 

Note 2 : Plusieurs entreprises locales ont fait la renommée de Redon : 

les fonderies Chevalier qui ont réalisé le pont Paul-Doumer de Hanoï ; 

les établissements Garnier, spécialisés dans la production de machines agricoles ; 

les établissements Mottais, charpentiers et menuisiers de marine ; 

Marcel Quercia, inventeur du briquet à gaz et son entreprise Flaminaire ; 

 

PATRIMOINE de REDON

l'église Saint-Sauveur (XI-XVIIIème siècle), édifiée à l'initiative d'Alain IV Fergent, duc de Bretagne (de 1084 à 1112) et de l'Abbé Hervé. Il s'agit de l'ancienne église de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon : elle comprend une nef avec deux collatéraux, un choeur avec un déambulatoire, un transept et vers l'ouest un clocher isolé (jusqu'en 1780, la nef s'étendait jusqu'au clocher). Le clocher roman, aujourd'hui isolé, date du XII-XIVème siècle : un nouveau clocher est bâti au XIVème siècle (à l'angle sud de la façade occidendale) et la pointe de la flèche a été refaite en 1815. Le chevet date du XIII-XIVème siècle : son bas-côté sud présente une porte du XVIIème siècle. La façade occidentale date de 1786-1992. Après l'incendie d'une partie de la nef en 1780, sa moitié occidentale est détruite : une nouvelle façade de style néo-classique, est édifiée en 1786 par l'ingénieur Jacques Piou. La nef date du XI-XVIIIème siècle. Le chœur gothique date du XIIIème siècle et se termine par une abside polygonale : il contenait jusque vers la fin du XVIIIème siècle de riches verrières figurant des ducs et des duchesses de Bretagne et des représentant des familles les plus illustres de Bretagne : de Rohan, de Rieux, de Rochefort, de Chateaubriand et de Malestroit. Le déambulatoire date du XIVème siècle et donne accès à 5 chapelles. Les fonds baptismaux datent du XVII-XXème siècle. Le maître-autel et le retable majeur, construits par Tugdual Caris de Laval, datent de 1634 - 1636 - XVIIIème et XIXème siècles : un nouveau maître-autel, surmonté par une statue monumentale de la Foi, est édifié au XVIIIème siècle. La statue de la Vierge à l'Enfant date de la fin du XVème siècle. L'autel et le retable du Sacré-Cœur datent du XVIIème siècle. Les stalles datent de la fin du XVIIIème siècle. L'incendie de 1780 a détruit un jubé qui s'élevait à l'entrée du choeur. Le reliquaire du Pape Léon III date du XVIII-XIXème siècle. L'autel Jeanne d'Arc date de 1920. La chapelle aux ducs (qui sert aujourd'hui de sacristie) et la chapelle Saint-Roch datent du XIV-XVème siècle. La chapelle absidale, ancienne chapelle de Notre-Dame de la Serche, renferme la tombe arcade de l'abbé Raoul de Pontbriand (XVème siècle), abbé de Redon de 1419 à 1422 (décédé en 1423). La chapelle qui touche la précédente vers le nord contient deux pierres tombales : celle du chevalier Guillaume de Tréal mort en 1341 et celle de l'abbé Jean de Guipry, mort en 1307. Les chapelles situées au sud renferment aussi des pierres tombales. La chapelle des Ducs, située du côté nord, a été édifiée vers 1440 par l'abbé Yves le Sénéchal. A signaler aussi que l'église a contenu jadis le corps de saint Conwoïon ou Convoyon, le fondateur de l'Abbaye, qui fut rapporté de Maxent au début du XIème siècle et ceux du duc Alain Fergent (décédé en 1119) et de son épouse Ermengarde (décédée en 1147) ; 

le cloître Richelieu (1641 - 1649). En 1838, le cloître devient la cour d'honneur du collège Saint-Sauveur. Le cloître Richelieu se compose d'arcades cintrées reposant sur des piliers carrés : on y voit les armes de France, de Bretagne, de Richelieu et de la Congrégation de Saint-Maur. A l'est du cloître se trouve une chapelle du XVIIème siècle qui servait jadis de sacristie : sa voûte présente comme clefs quatre caissons gravés des armes de France, de Bretagne et de la Congrégation de Saint-Maur. Une autre chapelle se voyait au XVIème siècle sur le bord du rempart ; 

l'église Notre-Dame-du-Pesle (XIIème siècle), édifiée sur le domaine du Pesle et transformée au XVIème siècle. Cette église sécularisée est détruite par un incendie en 1864. Elle était entourée d'un cimetière. Sa tour remontait à l'époque romane et le reste de l'édifice datait du XV-XVIème siècle. Elle mesurait 57 mètres de longueur sur 23 mètres de largeur. On y voyait du côté nord, près du choeur, la chapelle de Beaumont devenue plus tard la chapelle du Parc-Anger : on y trouvait une vitre aux armes des seigneurs de Lanruas.  

la chapelle du lycée Saint-Sauveur (1857) ; 

le portail de l'ancienne chapelle des Congrégations ou de la Congrégation de la Sainte-Vierge (XVIIème siècle), située place de l'Ecole et édifiée pour remplacer la chapelle Saint-Michel. La chapelle a été construite par François Menand qui s'y fit inhumer en 1723 ; 

l'ancienne chapelle de la Salette (1850), démolie en 1964 ; 

l'ancien couvent des Bénédictines, situé rue Saint-Michel, fondé en 1629 et construit en 1637. Ces religieuses s'agrégèrent dès 1641 à la Congrégation du Calvaire ;

l'ancien couvent des calvairiennes (1640), situé rue Saint-Michel, fondé en 1629. On y trouve une chapelle privative datée de 1640 et accostée au nord de trois chapelles : le maître-autel et le retable datent de 1650 - XXème siècle. Le cloître date de 1648. A signaler que les Calvairiennes s'installent dans le couvent en 1637 sous la houlette de la mère Vérane de Saint-Joseph. Il est occupé depuis 1820 par les Soeurs de la Retraite ; 

l'ancien couvent des Ursulines (1705). Sa chapelle privative est érigée en 1755-1757. Ce couvent a servi d'hôpital durant la première guerre mondiale. L'ancien cloître date du XVIIIème siècle : l'arcade centrale est surmontée de la date de 1707. Le couvent sert de caserne pendant la Révolution. A signaler que les Ursulines viennent à Redon en 1674 (elles s'installent d'abord dans la Maison noble de l'Etang) et quittent Redon en 1948 et sont remplacées par les sœurs Bleues de Castres ; 

le prieuré Saint-Barthélemy (XVIIème siècle), fondé par les ducs de Bretagne. Sa chapelle est sécularisée ; 

les remparts (XIVème siècle), situés quai Saint-Jacques et édifiés par l'abbé Jean de Tréal dès 1350 ; 

la croix d'Aucfer (1395), restaurée en 1904. Edifiée en souvenir du traité d'Aucfer, conclu le 19 octobre 1395 entre le duc Jean IV et Olivier de Clisson ; 

la croix de Saint-Barthélemy (XVIIème siècle) ; 

la croix des marins (1855) ; 

le calvaire de la barre (1886 - XXème siècle) ; 

les vestiges (porte cochère) de l'ancien château de Beaumont (XV-XVIème siècle). Le duc Jean V (1399-1442) s'y rendit souvent. L'ancien manoir possédait une fuie et une chapelle privée. Propriété successive de Jean de Théhillac, seigneur de Beaumont (en 1429), puis des familles de la Lande (XVIIème siècle), Gicquel (en 1645 et en 1662), Bigeaud (en 1695), Mauduit seigneurs de Kerlivio (en 1778) ; 

le château du Parc-Anger (XVII-XVIIIème siècle). Propriété successive des familles Couldebouc (en 1536), Marcadé (en 1648), Caslou, et Lamour de Calan ; 

le château du Mail (XVII-XVIIIème siècle), édifié par François Menand et appelé primitivement Hôtel du Plessis. Vendu judiciairement sur les Menand à la famille Chéreil seigneurs de la Rivière en 1755 et revient ensuite à la famille Menand seigneurs du Brossay et à la famille de Fourché seigneurs de Quéhillac (en 1789). Propriété de l'Industriel Garnier, puis de la municipalité de Redon. Restauré en 1988 ; 

le château de la Houssaye (XVIIIème siècle). Il possède une chapelle et une fuie. Il appartenait autrefois à l'Abbaye de Redon. Propriété de la famille Lamour de Caslou ; 

le château de Bel-Air (vers 1851). Propriété de la famille Brenugat jusqu'en 1724 ; 

la maison (XVIème siècle), située au n° 5 place de la Duchesse-Anne (ancienne boulangerie-pâtisserie) ; 

l'escalier (XVIème siècle), situé Vallée de la Misère ; 

le manoir de Bocudon (XVIème siècle). Il possède une tourelle. Bocudon est, semble-t-il, cité au milieu du IXème siècle dans la donation d'une vigne faite par Sulmonoc à l'Abbaye de Redon "in loco nuncupante Bot Cuton". Propriété successive des familles Costard (en 1536 et en 1580), Gérard (en 1662), Primaignier (en 1695), des seigneurs de Launay-Tayart (en 1725), Dumoustier (en 1751) ; 

la maison (XVIème siècle), située rue d'Enfer ; 

les maisons (XVIème siècle) situées aux n° 2-4-6 rue du Port ; 

la maison (XVIème siècle), située rue Notre-Dame ; 

la maison Maugendre (XVIème siècle), située au n° 20 Grande-Rue ; 

l'ancienne maison Mesny (XVIème siècle), située au n° 44 Grande-Rue ; 

la maison (XVIème siècle), située au n° 54 Grande-Rue. Propriété de la famille Gibon ; 

le restaurant La Bogue (XV-XVIème siècle), ancien lieu de réunion des Etats de Bretagne. Cet édifice est arrenté par l'Abbaye de Saint-Sauveur à l'évêque de Nantes en 1442, puis en 1485 à la famille Guyomart, seigneurs de la Touche en Fégréac (Loire-Inférieure). On y trouve dès 1560 une hôtellerie appelée successivement le Chapeau-Rouge, la Croix-Verte et le Pavillon-Royal ; 

le grenier à sel (1606), situé au n° 40 rue du Port. Ce grenier servait d'entrepôt pour le sel de Guérande et d'Ambon ; 

l'hôtel des monnaies (1420), situé aux n° 48-50 Grande-Rue ; 

l'hôtel de Richelieu (XVIIème siècle), situé rue du Plessis. Il est flanqué d'une grosse tourelle d'angle ; 

l'hôtel Carmoy (1681), édifié par René Chaillou, sieur de l'Etang ; 

la caserne des Dragons (la porte date du XVIIIème siècle). Les dragons de l'armée de Condé sont venus à Redon pour assurer l'aménagement de la Vilaine. Cette caserne est transformée en habitat HLM à la fin du XXème siècle ; 

la maison (1782), située au n° 6 quai Duguay-Trouin ; 

l'hôtel d'Armateur (XVIII-XIXème siècle), situé au n° 16 quai Duguay-Trouin ; 

la propriété de Beau-Val (1830), édifiée à l'emplacement d'un ancien manoir du XIème siècle appelé "château de Saint-Samson". Propriété de la famille Mottais ; 

le tribunal (1847) ; 

la maison éclusière (XIXème siècle), située quai Amiral-de-la-Grandière ; 

la maison des douaniers (XIXème siècle) ; 

l'imprimerie Bouteloup (XIXème siècle), éditeur du Journal Le Redonnais. A signaler que le Journal de Redon (anciennement Porte-Voix) est édité par l'imprimerie Chesnais, rue Thiers. Le Porte-Voix est édité dès 1837 par MM. Evain et Laville ; 

l'hôtel Deniaud (XIXème siècle), situé quai Surcouf ; 

l'hôtel particulier (XIXème siècle), situé au n° 20 avenue de la Gare ; 

l'ancien Hôtel-Dieu (1892) ; 

l'hôtel de Ville (1903). Cet édifice est acheté par la ville en 1765 et reconstruit en 1903 en style gothique par l'architecte nantais Francis Le Ray. Siège de la mairie et de la Juridiction, il est démoli en 1905 ; 

le lycée Saint-Sauveur. Ils s'agit des anciens bâtiments monastiques entièrement reconstruits entre 1640 et 1650 sur les plans de dom Robert Plouvier par Tugdual Caris. Le cloître sert actuellement de cour au lycée ;

7 moulins dont les moulins à eau de Via, de la Marée, et les moulins à vent de Beaumont (deux moulins), de Galerne (deux moulins), de Lanrouais ; 

A signaler aussi :

la présence d'un dépôt de l'âge du bronze ; 
la présence de villas romaines ; 
le passage souterrain découvert en 1893 et reliant l'abbaye Saint-Sauveur à la Vilaine (XIIIème siècle). Ce souterrain servait probablement à l'entrée des provisions amenées par bateaux à l'Abbaye ; 

le pont de la ville (1844 – 1845 – 1848) ; 

le pont tournant (vers 1860) ; 

le pont de Lagicquelais (1847 –1849 – 1902) ; 

le pont de Brest (vers 1860) ; 

le bassin à flot (1836-1855) ; 

l'écluse de l'Oust (vers 1860). Un dénommé Tréanton donna au IXème siècle à l'Abbaye de Redon une écluse située sur l'Oust. Une écluse dénommée Sturnon existait également jadis en aval de la première. On traversait primitivement l'Oust au moyen d'un bac à péage qui existait dès le début du XVème siècle : ce péage appartenait primitivement à l'Abbaye de Redon qui l'abandonna ensuite aux seigneurs de Rieux. Le Roi le possédait au XVIIème siècle. Un pont de bois fut substitué au bac de 1822 à 1827 ; 

la gare ferroviaire (1862 - 1998) ; 

l'ancienne croix du Martyr, située route de Saint-Jean-la-Poterie et disparue vers 1840 ;

l'ancien hôpital (avant le XVème siècle), situé rue des Chambots. Il servait d'Arsenal en 1495. Ses locaux sont convertis en caserne en 1772 ;

l'ancien manoir du Pesle qui a été remplacé par la Sous-Préfecture et le Tribunal. Propriété successive des seigneurs de Lanruas, puis des familles le Petit (XVIème siècle) et le Gal (en 1644) ;

l'ancien manoir du Cleu, situé rue Saint-Michel. Propriété successive des familles Robert (en 1559 et en 1571), Aoustin sieurs du Plessis, Gicquel seigneurs de Beaumont (en 1645), Chaillou sieurs de l'Etang (en 1712 et au milieu du XIXème siècle) ;

l'ancienne Maison de Saint-Maur, située rue de Saint-Maur. Propriété de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon ;

l'ancienne Chapelle située Cours Bertrand et dédiée à Notre-Dame de Pitié. Aplanie en 1774, pour devenir un champ de manoeuvre ; 

l'ancien hôpital (1772) et la Chapelle de Saint-Pierre, situés rue Saint-Pierre. La chapelle Saint-Pierre est reconstruite en 1772 pour le service de l'hôpital ; 

l'ancien manoir du Châtelet, situé quai Surcouf. Propriété de Bertranne Guégen dame de Bahurel (en 1536) et de Tayart (au XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de la Barre, situé route de Saint-Perreux. Propriété de la famille de Poulpiquet du Halgouët ;

le manoir de Bahurel, situé route de Saint-Perreux. Propriété successive des familles Guéguen (en 1536 et en 1580), Aubrée de Rhum (au XIXème siècle), de Laigue ;

l'ancien manoir de la Diacraye ou de la Diacrerie (XV-XVIème siècle). Il possédait jadis une fuie. Propriété successive des familles Pollo (en 1406), Lermine (vers 1477), du Boisjean (vers 1509 et en 1536), Avril (en 1580), Davy (en 1602), Calais (en 1695) ; 

l'ancien manoir de Beaulieu, situé route de Renac. Propriété de la famille du Rocher au XVème siècle et au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de Brillangaut, situé route de Renac ;

le manoir de Buard (XVème siècle), encore appelé la Salle de Lanruas et situé route de Sainte-Marie. Le duc Jean V s'y rendit plusieurs fois. Acheté en 1503 par l'Abbaye de Redon qui en fit sa maison de campagne. Propriété successive des familles Lambart (en 1483 et en 1604), Le Gal seigneurs de la Haye (en 1661 et en 1679), Osmond (en 1778), de Trogoff ;

l'ancien manoir du Rozay. Il possédait jadis une fuie. Propriété successive des familles du Tertre (en 1494), Lambart (en 1536 et en 1559), Tayart (en 1580), Paignon (en

 

ANCIENNE NOBLESSE de REDON

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Redon :

Gilles COULDEBOUC, sr des Greffins en Ruffiac (100 livres de revenu)  : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'un harnois de jambes, avant bras, comparaît armé d'une hache ;

Guillaume COUTELLIER (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'un harnois de jambes, avant bras, comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan DE LORME, sr du Rozay (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

Guillaume LOTODE, sr de la Salle de Lanruas ou Buard (60 livres de revenu) : porteur d'une jacquette et d'un harnois de jambes ;

Jehan DE COULDEBOUC, sr de la Quilliennaye en Bains (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une jusarme, d'une épée ;

Guillaume COTART, sr de Bocudon (70 livres de revenu), remplacé par Macé Fauchet : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ;

Pierre POLO (60 livres de revenu), remplacé par Tristan Le Bacle (son gendre, époux d'Olive Pollo) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'un harnois de jambes, comparaît armé d'une jusarme et d'une épée ;

Michel BOBITEL : comparaît armé d'une épée ;

Raoullet LE LECTOUR, sr du Parcanger (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ;

Pierre MAHE (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc, d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;  

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 27 nobles de Redon :

Christophe COULDEBOUC, sr des Greffins en Ruffiac (600 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée ;

François LAMBART, sr de Lanruas (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

les héritiers de Jehan COULDEBOUC, sr de la Quilliennaye en Bains (40 livres de revenu) ;

les héritiers Raoullet LECTEUR, sr de Parcanger, remplacé par Gilles Le Lecteur : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une pertuisane ;

Guillaume COULDEBOUC :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

Pierre MAHE (20 livres de revenu) :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une javeline ;

les héritiers Guillaume LOTODE, sr de la Salle de Lanruas ou Buard (40 livres de revenu) ;

Tristan LE BASCLE ;

Robert COETARD, sr de Bocudon (400 livres de revenu) , remplacé par Yvon Coetard : comparaît en archer ;

les héritiers Jehan DE LOURME (400 livres de revenu), en la personne de Henry du Tertre (héritier) :  porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une vouge ;

Pierre COURIOLLE, sr de la Bigotaye (700 livres de revenu) ;

les héritiers Guillaume COULDEBOUC : excusés ;

Yvon GOURO (15 livres de revenu) ;

Michel BOBITEL (10 livres de revenu) ;

les héritiers Guillaume MALIN (10 livres de revenu) ;

Jehan DE LA MEULLE (20 livres de revenu) ;

les héritiers de François LE COMBE (40 livres de revenu) ;

Jehan LE COUTELIER (60 livres de revenu), remplacé par Yvonnet Baudet : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une vouge ;

les héritiers Phelipot AVRIL (60 livres de revenu) ;

Pierre DU TERTRE (10 livres de revenu) ;

Patry RIVAULT (300 livres de revenu), remplacé par son fils François : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

Jamet GUEGAN, sr de Brillangaut (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée ;

les héritiers Jehan CORGAL ;

Michel ERLART alias EVREART (20 livres de revenu) ;

Jehan DE LA TRONCHAYE (50 livres de revenu) ;

les héritiers Jehan DE LOURME (50 livres de revenu) ;

Michel FRETART, remplacé par Jacques Bouvet : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une vouge ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Redon :

Beaumont (Beaumont), à Thehillac (Jacques, sr de Téhillac) ;

le Rozet (le Rozay), à Guillaume Lambart ;

le Parcanger (la Parcanger), à Jehan Couldebouc ;

le Bocqudon (Bocudon), à Guillaume Costard ;

Bahurel (Bahurel), à Bertranne Gueguen ;

les Chapelays (Chapelais), à Bertranne Gueguen ;

Brailangault (Brillangaut), à Bertranne Gueguen ;

la Diacraye (la Diacraye), à Jehan du Boisjan ;

documents provenant de http://www.infobretagne.com/index.html

Retour